PERSONNALITES DE SAINT-HILAIRE nées de 1897 à 1912
(classées dans un ordre chronologique)


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JAUNET Charles (1897-1986)

Jaunet

     Né à Tamerville dans la Manche le 8 décembre 1897, mobilisé en janvier 1916, il eut une conduite brillante obtenant la médaille militaire, la croix de guerre avec étoile de bronze, la croix du combattant et la médaille commémorative de la Somme.
     De son mariage avec Elise Oger naîtront neuf enfants, ce qui leur valut de recevoir en 1955 le prix départemental « Nestlé » récompense des familles qui ont réussi au prix de leurs efforts à assurer à leur maisonnée une bonne tenue, physique et morale, méritant l’estime générale.
     Charles Jaunet fut Directeur-fondateur de la Coopérative Agricole de Saint-Hilaire de février 1925 au 1er janvier 1958, correspondant de presse de 1933 à 1970, en charge de la mercuriale des marchés agricoles pour onze journaux, contribuant ainsi au développement du marché de Saint-Hilaire.
     Il s’impliquera beaucoup et très vite dans la vie publique régionale et locale en créant un patronage et une société sportive à Valcanville. En 1919, il fut secrétaire général du syndicat C.F.T.C des employés à Cherbourg. Il est à l’origine dans le Mortainais d’une quarantaine organisations agricoles (syndicats, mutuelles et plus tard, caisses rurales). Il créa l’Association familiale du Mortainais dont il devint le président cantonal jusqu’en 1962. Il fut vice-président départemental de l’U.D.A.F (1) de 1937 à 1956, président départemental de la Famille Rurale jusqu’en 1956. En 1941, il créa l'association des Jardins Ouvriers dont il devint président de 1959 à 1979. Il fut également président des aides familiales rurales de 1947 à 1950 ; secrétaire en 1925, président en 1948 de la section U.N.C (Union Nationale des Combattants) de Saint-Hilaire, puis président d’arrondissement d’Avranches. Élu local en 1935, délégué spécial en 1944, puis premier adjoint de 1945 à 1959. Membre de l’Action Catholique, il en fut le président de la section de Saint-Hilaire et le vice-président départemental. Il fut aussi animateur régional et président local des Cours Postscolaires Agricoles pour lesquels il créa une école, président de la Jeanne d’Arc Sportive, des écoles libres, créateur d’un bureau de renseignements sociaux et familiaux qu’il tint gratuitement pendant plus de vingt ans.Charles Jaunet est décédé le 21 février 1986.

(1) : Union Départementale des Associations Familiales


AMCHIN Émile (1898-1962)

Amchin

     Né à Néhou dans la Manche le 5 février 1898, après avoir fait ses études à l’École Normale de Saint-Lô il fut nommé instituteur le 1er juin 1920 à Créances, puis en 1929 directeur du Cours Complémentaire des garçons de Saint-Hilaire, rue Waldeck Rousseau
     Ayant déjà combattu pendant la première guerre mondiale dont il revint avec la Croix de Guerre, son grade de lieutenant puis de capitaine de réserve lui vaut à nouveau d’être mobilisé en 1939. Fait prisonnier, il revint de captivité avec la Croix de Guerre 39-45, devint vice-président National de l’Association des Prisonniers et Déportés.
     Toujours directeur du Cours Complémentaire, il sera nommé en 1948 Directeur du Centre d’apprentissage de mécanique agricole (futur Lycée Claude Lehec). Tout le monde sait avec quelle maîtrise, quelle ténacité et quelle autorité il a conduit les destinées du Cours Complémentaire (il aura préparé 46 de ses élèves au cours d’entrée à l’École Normale, et enregistré 82 succès au Brevet Elémentaire).
     Lorsque avec l’appui du Docteur Cuche et la collaboration étroite de Fernand Lehec, s’ouvrit le Centre d’apprentissage de mécanique agricole, tout était à créer, c’était le premier centre de France dans cette spécialité. Il fallait trouver des professeurs, établir des programmes d’études, des programmes d’examens, il fallait aussi à cet établissement nouveau un esprit, un esprit de travail, de sérieux, de discipline, et aussi créer un climat de confiance et un goût du métier. Monsieur Amchin, s’acquitta de toutes ces tâches avec une compétence et une autorité exemplaires jusqu’à son départ en retraite en 1952.
     Il s'intéressa au sport, et plus particulièrement au football et fut président de l’U.S.H de 1934 à 1936.
     Il sera fait Officier d’Académie en 1939, Officier de l’Instruction Publique en 1946, médaille d’argent de l’Éducation Nationale en 1947, chevalier de la Légion d’Honneur le 18 avril 1950.
     Monsieur Emile Amchin est décédé le 17/01/1962.


DURAND COUPPEL de SAINT FRONT
dit « Marin Marie » (1901-1987)

Marin Marie

     Fasciné par la mer et ses bateaux, Marin-Marie engagea toute son existence à les peindre et se livra physiquement aux aventures les plus périlleuses. En 1933, il achètera un cruiser en construction, le « Winibelle II », à bord duquel il effectuera une première traversée de l’Atlantique en solitaire et battra le record de son ami Alain Gerbault. Il récidivera trois ans plus tard sur une vedette à moteur « l’Arielle ».
     Tout prédisposait le jeune Marin, jusqu’à son prénom, à offrir sa vie à la mer. Né à Fougerolles du Plessis en Mayenne le 10 décembre 1901, Marin, Marie, Paul, Emmanuel, Durand-Couppel de Saint-Front s’initie, dès l’âge de 6 ans à la navigation lors des vacances familiales à Chausey. C’est précisément sur cette île que se joue son destin. Il y rencontre Alain Gerbault qui traverse avant lui l’Atlantique en solitaire. Il y voit pour la première fois « Le Pourquoi Pas » du Commandant Explorateur Charcot sur lequel il se porte volontairement matelot pour y effectuer en 1925 et en 1926 son service militaire.
     Voué à une carrière d’avocat à l’exemple d’un grand-père et d’un père juristes, il prépare sa licence de droit et un doctorat de sciences économiques, mais parallèlement, Marin suit des études aux Beaux-Arts. Marie, sa mère, lui a transmis ses talents d’aquarelliste et son goût du dessin, son père, sa passion de la mer. Ses dispositions et ses émotions culminantes l’éloignent du barreau. Il expose pour la première fois à 22 ans à Paris.
     Marin dessine et peint abondamment. Salons et expositions se succèdent. Le succès ne tarde pas et la reconnaissance publique ne sera pas posthume. En 1935, il est nommé peintre officiel de la marine, puis élu membre de l’Académie de marine. Peintre titulaire, il est fait commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres et Commandeur du mérite maritime après qu’il ait été nommé Chevalier de la Légion d’honneur. Dès 1943, il lie par affection le prénom de sa mère, décédée prématurément, au sien ; il obtient l’usage du pseudonyme « Marin-Marie » pour notoriété publique.
     Marin-Marie partagea sa vie entre Paris, Chausey et Saint-Hilaire. L’œuvre de celui-ci est immense et très recherchée. L’une de ses toiles est exposée dans le salon de l’Hôtel de Ville de Saint-Hilaire. Le tableau met en scène sur 16 m2, « Le Pourquoi Pas » du Docteur Charcot et la bisquine de la famille « Le Harcouët ». Marin-Marie, lorsqu’il exécuta ce tableau à l’âge de 85 ans, ne considéra pas son œuvre comme terminée car il voulait toujours faire mieux. Il ne l’a d’ailleurs pas signée.
     Auteur de nombreux écrits et ouvrages sur la marine, il a contribué aux évolutions techniques des bateaux dont le pilote automatique qui est utilisé actuellement sur tous les voiliers. On lui doit aussi le dessin des cheminées du paquebot « France ».
     L’artiste décédera le 11 juin 1987 dans sa propriété, rue Féburon, après avoir réalisé ses rêves d’enfant : peindre et naviguer.


DE BRIX Jean-Baptiste (1902-1995)

De Brix

     Né à Montfarville le 31 mai 1902, le chanoine de Brix fut de 1944 à 1969 le reconstructeur de la paroisse, comme le docteur Cuche le fut de la ville elle-même.
     Qu’elle dût lui paraître lourde la tâche à accomplir lorsqu’il vint, le 12 septembre 1944, visiter pour la première fois la paroisse de Saint-Hilaire sinistrée. Après bien des péripéties, le Père de Brix fit son entrée définitive dans un camion de la laiterie Cauny la nuit du 3 octobre et puis ce fut la pénible et inoubliable procession d’installation, traversant les ruines de la ville pour se rendre au hangar des ateliers Lehec transformé en église provisoire.
     Il s’attaqua à la reconstruction avec ses vicaires et la municipalité. Aidé par des architectes, maçons, fresquistes, sculpteurs, orfèvres et maîtres verriers talentueux, le chanoine de Brix se révéla un maître d’œuvre d’un goût sùr, en aménageant le baptistère, en reconstruisant l’église, le presbytère et la cité paroissiale, en rénovant la chapelle Saint Yves et en restaurant le grand orgue.
     Après 25 années de vie sacerdotale à Saint-Hilaire, il se retirera le 24 juillet 1969 pour rejoindre sa paroisse natale. Il décédera dans sa 94ème année le 27 décembre 1995.


BERTIN Émilien (1903- ….)

Bertin

     Né le 1er juin 1903 à Saint-Hilaire dans une famille de sabotier de père en fils. Emilien Bertin, quitta l’école à l’âge de 11 ans pour rentrer dans la grande famille professionnelle des « cousins » sobriquet donné entre sabotiers, il devint le secrétaire fondateur du Syndicat des sabotiers de Basse-Normandie.
     Dans les années 1920, il se sentit attiré par l’écriture, il acheta un crayon et un cahier et il commença à écrire, depuis cette date cette passion ne l’a plus quitté. Il collabora épisodiquement à la « Gazette de la Manche » en publiant divers ouvrages :
  • Histoire de l’église 1955
  • Page d’histoire locale 1965
  • L’omnibus 1966
  • Madame Barbey du Motel
  • De Profondis pour un sabotier 1971
  • A travers l’histoire 1972
  • Promenade en Basse-Normandie 1974
  • Une histoire de brigands en 1641 à Saint-Hilaire 1975
  • La foire St-Martin 1976
  • Les Angélus 1980
  • Poésie en sabots 1984
  • Saint-Hilaire-du-Harcouët pendant la Révolution 1986
  • Le cri du silence 1972
  • Carentan au temps de Guillaume le Conquérant 1999
  • Le Pèlerin de l’absolu 1999
     Emilien Bertin n’avait pas qu’une seule corde à son arc, pendant son service militaire il apprendra la musique, édita une méthode de clairon et devint chef de pupitre de la Jeanne d’Arc. Il tourna un film « Métier Perdu » qui obtint le grand prix de la pré-sélection des films d’amateurs de Normandie à Rouen en 1963.
     En 1997, cet historien conteur, poète du terroir publiera un livre en collaboration avec Madame Christiane Quesnel sur « l’histoire des rues de Saint-Hilaire ».


CUCHE Daniel (1912-1983)

Cuche

     Sa mère étant du canton de Villedieu, le docteur Cuche arriva à Saint-Hilaire en 1942 et s’installa comme chirurgien à l’hospice.
     Ayant participé à la Résistance dans la région, le docteur Daniel Cuche fut nommé le 10 août 1944 président de la délégation spéciale chargée de la gestion de la ville détruite.
     Il sera élu maire le 20 mai 1945 et le restera jusqu’au 21 mars 1959. Conseiller Général du 30 octobre 1945 au 10 août 1962, il présida le Conseil Général de la Manche en 1945.
     Il fut un ardent artisan de la reconstruction de la ville. Dans cette tâche ardue, il reçut l’aide efficace et généreuse de Raymond Guillaume, secrétaire de mairie. La première pierre de cette reconstruction fut posée par le préfet Edouard Lebas le 1er mai 1948. Pour cette contribution, le Docteur Cuche fut fait chevalier de la légion d’honneur le 4 janvier 1950.
     De 1942 à 1979, le docteur Cuche fut chef de service à l’Hôpital de Saint-Hilaire où il créa successivement le service de chirurgie et la maternité. Dans sa fonction de président du conseil d’administration, il créa les services de radiologie, de médecine interne, le laboratoire d’analyse et l’Institut Médico Pédagogique pour enfants handicapés moteurs.
     Comme maire de 1945 à 1959, il fut à l’origine du Syndicat d’Initiative, du jumelage de Saint-Hilaire avec Zierickzee, du Centre d’apprentissage de mécanique agricole (aujourd’hui lycée technique Claude Lehec), du lycée agricole des Loges Marchis, et à ce titre, il fut fait chevalier du Mérite Agricole (1956).
     Il fut président fondateur du Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau Potable de la région de Saint-Hilaire regroupant 27 communes.
     Battu aux élections de 1959 par Claude Cheval, il se retira pour un temps de la vie publique.
     Parti à la retraite le 6 juin 1978, le docteur Cuche décédera 5 ans plus tard le 4 juin 1983.

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